Chapitre 8 – Le Grand Débat / Partie 1 : Comment rêvez-vous Esperanza ?

28 Oct 2016
Lola 
Bonne chance mi amor. Tu n’as qu’une seule chose à faire, rester toi-même. Je t’aime. Bon débat !

Luis
 
Tu rejoins l’équipe ? On débriefera après le combat dans l’arène médiatique. Je t’aime ma dulce. 

Lancement du générique télé : « En marche vers la présidence »

La journaliste 
A cent jours de l’élection pour la Présidence d’Esperanza, notre chaîne de télévision met en lumière les candidats, leurs projets. Pour notre premier rendez-vous, Luis Vegas a accepté de répondre aux questions qui intéressent la population. Esperanza s’apprête à tourner une nouvelle fois une page de son histoire politique. Des révélations sont à suivre, ne changez pas de canal, restez sur la UNA ! 

La Journaliste 
Luis Vegas, vous êtes né à TerreBleue il y a 45 ans.  Vous avez été aux côtés de Diégo Estavez et avez défendu la nouvelle démocratie. Votre engagement pour le « Dialogue des cultures » vous a valu un soutien affiché et inédit des instances internationales. Vous bousculez le paysage politique par votre ascension fulgurante aux responsabilités politiques. Vous avez de nouveaux amis, dit-on, mais aussi de nouveaux ennemis. Vous plaisez, vous séduisez, vous agacez. Y compris dans votre propre camp, chez les héritiers de Diégo !
Ce soir, Luis Vegas, comment rêvez-vous Esperanza ? 

Luis
 
Je rêve de notre propre modèle, plus ouvert sur le monde et, d’une certaine manière, comme exemple pour le monde. Pour cela, il nous faut travailler ensemble sur notre originalité, notre force. Les accepter, les nourrir, les enrichir. Notre pays est en proie à une série d’inquiétudes et de crises. Celles de l’injustice, de la montée du racisme, de la puissance de l’argent et de la course à une fausse modernité. Une série de phénomènes qui nous éloignent de l’essentiel. 
La frustration, la désillusion d’une frange de la population qui s’éloigne de la chose publique, de la chose politique représentent un risque fort pour la démocratie. Je travaille pour que nous nous réunissions sur l’essentiel. Je rêve Esperenza comme modèle de paix avant tout, comme modèle de réussite économique naturellement. Je milite pour la construction, le partage d’un avenir commun.

La Journaliste 

Rien que cela ? Dans le contexte mondial, votre rêve prend des allures d’utopie. Notre petit pays qui imposerait son modèle au reste du monde ? 

Luis
 
« Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ».  J’aime cette phrase d’un grand Homme, défenseur de la liberté qui croyait immensément en son peuple.

La Journaliste 
Vous citez souvent Nelson Mandela !

Luis
 
Nelson Mandela a éclairé le monde.
Mais pour répondre à votre question, non, nous n’imposerons rien à personne. Nous vivons tout simplement dans le respect de notre histoire commune, de nos différences et nous faisons simplement la démonstration, sans gloire aucune, mais avec fierté, que notre modèle fonctionne. Faut-il encore que la population soit consciente de cette force, d’une part, et que le monde ait accès à notre modèle, d’autre part. Je milite pour propager le vivre-ensemble, la force de la diversité des cultures, grâce auxquels le monde ira bien mieux. 

La Journaliste 
Vos adversaires vous reprochent justement ce désir d’ouverture quand eux prônent, a contrario, une forme de protectionnisme qui peut davantage rassurer une partie de la population.  

Luis
 
Mes adversaires prônent le repli et le rejet. Une vision et des arguments sous couvert de protection ?. Quelle arnaque morale ! Une vision irresponsable, insupportable et dangereuse. Je défends strictement l’inverse : l’ouverture et le dialogue des cultures pour mieux vivre. 
Notre modèle se fragilise quand il est attaqué, comme c’est le cas depuis quatre années, par des mouvements comme celui d’El Poder qui encourage au repli.

La Journaliste 
Vous avez pourtant soutenu El Poder il y a 4 ans !

Luis
 
Il n’a pas respecté sa parole, ses amis, son peuple. La régression avance à petit pas, dictée par les pouvoirs en place. Les actes posés sont violents. El Poder manipule les institutions, met à mal l’indépendance des organisations au profit de ses intérêts et de son maintien au pouvoir, au dépend de l’intérêt de la population. Je me bats contre cela. 

La Journaliste 
Vous faites allusion aux attaques dont vous faites l’objet ? Les descentes chez vous, dans votre parti, pour saisie de vos documents sous prétexte de sécurité nationale ? 

Luis
 
C’est un exemple de débordement du pouvoir en place, oui, bien sûr. Mais je ne suis pas le seul visé. Un abus de pouvoir, une atteinte aux droits humains, un déni à toute forme de liberté… Ma crainte est que ce système de terreur, cette tactique favorite d’El Poder, avec aujourd’hui ses amis de circonstance, les puissants Groupes d’El Fuego, finissent pas anesthésier la population.

La Journaliste 
C’est pour cela que vous vous présentez devant le peuple d’Esperanza aujourd’hui ?

Luis
 
Pour dénoncer les escroqueries à la démocratie, en restant fidèle à mes idées, oui. Je porte un projet pour le pays qui m’a vu naître et grandir. C’est pour cela que je mets du côté du peuple d’Esperanza aujourd’hui.

La Journaliste 
Votre vision de citoyen du monde libre vous donne des allures de héros. Nous verrons si vous serez ce héros que le peuple d’Esperanza choisira dans 100 jours. Celui qui milite pour propager le vivre-ensemble et la paix, ou celui qui veut Esperenza davantage axée sur elle-même. 

Lancement de générique d’émission 
Journaliste 
Après le spot des campagnes citoyennes, nous nous retrouvons avec Luis Vegas pour évoquer l’autre grand thème qui le différencie de ses adversaires : celui de la place de la femme d’Esperanza dans société. Et nous aborderons sans détour les critiques en direction de sa femme et de la place quelle occupe dans la campagne.