Marie-Alice-Sinaman-Dodo-Bycoco

Marie-Alice Sinaman

guillemet

Quelle étoile vous guide ?

Le soleil, je suis née en décembre et il réchauffe bien le corps et le coeur en cette période de l’année. Il fait rougir les flamboyants et les letchis et je me sens différente dans cette période de l’année. On peut dire que je suis photovoltaïque.

Quel est votre “refuge” réunionnais ?

La case Momon, au Port. Il y a un petit bassin à poissons, des plantes de La Réunion, les caris, la radio à fond qui diffuse des chansons d’ici.

La touche glamour Réunion pour vous ?

Notre sourire.

Un engagement pour une cause ?

L’association Famill’Espoir qui se bat pour offrir quelques rares moments de détente pour les parents d’enfants malades et l’association Erika qui a pour but de faire connaître la maladie d’arthrite juvénile.

Une référence (un personnage, un livre…) ?

Une citation plutôt : «Assieds-toi à ta place, et l’on ne te fera pas lever », Miguel de Cervantes.

Les trois titres favoris sur votre play-list ?

Alé a ou (Pix’L).
African Tour (Francis Cabrel).
Si aujourd’hui (Maurane).

Un mot pour dire “La Réunion” ?

Monpéï … I fé un seul mot ça ?! lol.

Alé gout’

J’adore cette fille. Et les personnages qu’elle incarne me font rire aux larmes, comme celui d’une certaine « grande, mince, aux cheveux raides ». Je suis fan quoi, et ne suis pas la seule puisque ses one-woman-shows font salles combles en France comme à La Réunion. En fait, on rêverait toutes, je crois, d’avoir son aisance et sa vivacité, son élégance, et plus encore sa liberté ! Car Marie-Alice « n’envoie pas dire », elle balance, avec finesse et précision. Les sujets qu’elle glisse dans ses sketchs n’ont souvent rien de futile : la place de la femme dans la société, les violences conjugales, la politique… Au passage, il lui arrive aussi de remettre à leur place les adeptes du « malparlage », ceux qui, sous pseudo, se planquent derrière un smartphone pour vomir à cœur-joie leur aigreur et leurs frustrations. Et c’est, comment dire ? Jubilatoire !
La Portoise a dix-sept ans quand, participant à un concours, elle se voit offrir un stage d’écriture de scénario. « Le soir, se souvient-elle, on nous demandait d’improviser pour donner vie à nos personnages ». Là, Marie-Alice, sans le savoir, croise des êtres décisifs dans son cheminement : Jean-Pierre Boucher et Marie-Josée Barre, avec qui se crée Les Improductibles ; Serge Dafreville, Eric Fleurys, Didier Mangaye, Eric Isana… Sa rencontre avec Thierry Jardinot, en 1996, marquant définitivement son parcours. Marie-Alice est désormais une figure majeure de l’humour-péi. Insatiable, elle présente « Cyclone story » avec Jean-Laurent Faubourg ; avec Sarah Deffeyes et Colette Carpanin, elle forme « Ze Tantine ». En 2006, elle ose son premier numéro solo, « Alice i déménage », puis dix ans plus tard crée l’inoubliable « Grande, mince, cheveu droite ». Une trajectoire exemplaire que cette âme généreuse, humble et féministe mène avec un succès salutaire.

Marie-Alice Sinaman
est née le 26 décembre 1971.
Elle est humoriste.